20.10.2008
Le poids des mots, le choc des photos !
Le contenu est donc l'avenir du web. L'ancien PDG de ChateauOnline l'a bien compris. Christophe Poupinel (c'est son nom) a en effet créé une société dont l'objet sera de produire des sites à contenu et communautaires. Belle initiative.
Il vient donc de lancer Commentfaiton.com , un site qui ressemble étrangement à Commentcamarche.net mais il n'a jamais été interdit de faire du pédagogique et du didactique sur le net, bien au contraire, je suis un ardent défenseur de l'internet utile (notamment pour les nouveaux venus.)
Bon le seul problème, c'est que pour lancer un site édito communautaire il faut absolument le "remplir". Et parfois un peu rapidement.
Ainsi, il n'a pas échappé à la sagacité des responsables de l'édito chez Web Report cette petite (grosse) boulette iconographique pour illustrer un "commentfaiton" pour faire manger des légumes aux enfants ? Réponse, en image : on leur fait boire du vin :-(
En fait, en regardant le nom du fichier : "boireetmanger" je pense que l'auteur a dû rapidement intégrer l'image...sans la regarder.
D'un autre côté, c'est l'ancien patron de ChateauOnline le directeur de la publication ;-)
13:33 Ecrit par benjamin dans Perles du net | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : contenu, iconographie, éditorial
11.10.2008
Et ils continuent à donner des leçons !
Et voila que je reprends la parole sur ce blog en réaction à une note lue sur AFP-MediaWach, blog en version "beta" (sic) de l'Agence France presse où l'on observe comment "la révolution numérique et le Web bouleversent aujourd'hui tous les médias traditionnels dans le monde".
Ainsi on peut lire sous le clavier de Eric Scherer Directeur Analyse Stratégique une note titrée "Google Trends : conférence de rédaction ou référencement".Et là, c'est un festival ! Monsieur Scherer "redoutait" ce moment où on allait lui annoncer que les journaux utilisent Google Trend (les tendances de recherche dans Google) pour adapter leur contenu au plus près des requêtes des internautes. Il a trouvé ça grâce à Techcrunch. On a droit au beau chiffon rouge, je cite : "cette pratique s’apparente bien sûr au voyeurisme, aux excès des tabloïds et n’aidera pas la crédibilité des médias auprès du public".
Et voila on y est : tenter de couvrir les sujets qui intéressent les gens c'est du voyeurisme... Argument imparable : dans la liste de Google Trend du jour uniquement des requêtes pourries, à part "Le Clezio" , la culture c'est bien ça petit peuple. Requête pourries ? En première lecture certainement mais peut-être qu'un bon rédacteur en chef peut tenter de s'interroger sur la raison de cet intérêt pour des sujets "pourris" non ? Curiosité - journalisme, tout ça, tout ça.
C'est incroyable que dans les entreprises de presse françaises on soit encore sur ce débat à la con. En pleine réflexion sur l'avenir de la presse payante, si les journalistes tentaient de se remettre en cause un petit peu. Et si leur manière de traîter l'info était naze ? Et si leur façon de couvrir "l'économique et le politique" n'intéressait plus personne ? Quand un commerçant n'arrive plus à vendre ses produits il se remet un petit peu en cause, il n'accuse pas uniquement les clients non ?
Alors Monsieur Scherer, si vous tombez sur cette note, à ce stade accrochez vous à votre chaise, je vais vous en apprendre de pire sur les comportements de certaines rédactions (moi qui croyait que l'AFP était à la source de l'info...bon passons.) :
Je connais plusieurs rédactions françaises où tous les jours à 16 heures, le service marketing web (oui oui service marketing ) produit un tableau avec le top 20 des requêtes du jour sur le site Internet. Ca permet au rédacteur en chef du "papier" de réorganiser ses têtes de page ou sa tranche matinale (ça marche aussi pour la radio).
Je connais un responsable de site internet qui regarde en temps réel les requêtes, le temps passé et le nombre de pages vue par les internautes...Et il "produit" du contenu pour apporter des réponses pertinentes. Il n'est pas mal placé dans le classement médiamétrie.
Je connais des rédacteurs en chef qui se servent des prévisions et j'observe tous les jours sur les sites de certains journaux des pages thématiques produites "en avance" pour pouvoir être bien présent au moment où l'internaute cherchera l'info dans Google : élection US, soldes, Noël, compétitions sportives. Il ne se contentent pas de servir la soupe quand le public la demande, ils la préparent ! Et pour être certains de les avoir chez eux, je suis persuadé qu'ils seraient prêts à tenir la cuillère. Et ils font du populisme en faisant ça ? Non ils survivent, ils permettent à une rédaction d'exister...et donc ils oeuvrent pour la démocratie. Un journal mort...est un mauvais journal.
Enfin, Monsieur Scherer, avant que vous le découvriez dans Techcrunch, il existe un service encore plus génial : Google Insights for Search. Cela permet de voir l'évolution des mots clés utilisés par les internautes...région par région. Par exemple, Le Progrès de Lyon devrait faire des sujets sur le photovoltaïque parce que c'est en Rhône Alpes que l'on a tapé le plus ce mot ces derniers mois. Pareil en PACA. Par contre le Télégramme de Brest peut faire des sujets sur autre chose...
Et c'est mal de faire ça ?
PS : je dédie cette note à mon ami Michel V. rédacteur en chef de l'AFP à Bordeaux pendant des années et qui ne supportait plus l'orientation "desk" de cette agence. (Desk : bureau, qui reprend les informations des journaux, médias, etc. pour produire une dépêche.)
PS2 : j'ai lu samedi dernier un excellent reportage sur le conflit entre la Russie et la Géorgie dans le Monde2. Signé Jonathan Littell (la culture, tout ça...). Incroyable vision, façon de raconter...Il observe, il doute.
Vous ne savez pas ? Si on m'avait laissé la possibilité de fixer mon prix....J'aurais mis bien plus que les 2,60 € indiqués sur le journal.
00:08 Ecrit par ? dans mais c'est pas possible :-( | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : presse, coup de gueule, google, requêtes



