31.03.2009

L'entreprise sans chef, c'est la solution ?

A l'heure où nos "amis" dirigeants du CAC40 ont décidé de faire n'importe quoi pour se faire remarquer (y compris se faire taper sur les doigts par le gouvernement comme on le faisait pour la "mauvaise graine" dans les maisons de redressement), je continue avec quelques amis du CJD à poursuivre le but ultime, rechercher la bonne formule : l'entreprise idéale. Une bonne avancée en fin de semaine dernière à l'écoute de plusieurs "formes de management" différentes lors d'une rencontre de notre mouvement de jeunes dirigeants.


ouvriers_heureux_000.jpgEn premier lieu, Jean-François Zobrist,dirigeant de la fonderie FAVI une bonne entreprise industrielle picarde. Eh bien Jean-François avec son look d'anarchiste est allé au bout d'une belle idée : absence de hiérarchie dans l'usine, l'ouvrier travaille sans chef exclusivement tourné vers le client. A l'arrivée : 6 personnes dans les services administratifs pour 600 salariés. Les commerciaux sont au milieu des "micro-usines" et pas au chaud dans des bureaux. Il n'y a plus de pointeuse (et aucun retard). Il n'y a pas de compte à rendre à un chef (il n'y en a pas) et jamais un client ne s'est plaint d'une commande en retard. JF Zobrist dit rechercher le bonheur des ouvriers. Voir l'article de l'Entreprise et téléchargez la "méthode FAVI" sur le site de l'entreprise.

Cette méthode, cette philosophie m'a considérablement touché parce que, depuis toujours, j'ai organisé l'entreprise que je dirige "prestataire de service" avec le moins de niveau hiérarchique possible. En évitant notamment la fonction de chef de projet (le gros mot )que l'on retrouve partout aujourd'hui dans les entreprises de service. Je n'ai jamais compris pourquoi il y avait besoin d'un intermédiaire entre le client et le producteur !? Jean-François Zobrist zigouille une fois pour toute ce niveau intermédiaire par une phrase lapidaire : un ouvrier serait si con qu'il ne saurait pas assez bien servir le client afin de conserver son emploi ?

 

 

faber.jpgDeuxième personnage impressionnant d'intelligence et de modernité, Emmanuel Faber. Directeur Général délégué du groupe Danone, autant dire un habitué du monde de la grande finance. Il est aujourd'hui  en charge de Danone Communities, fonds d'investissement dans l'économie sociale du groupe alimentaire. Bon j'entends déjà les remarques : facile de s'acheter une conduite en finançant quelques projets solidaires au bout du monde...

Alors je propose d'écouter l'idée de l'utopie de celui qui arrive à nager au milieu des requins et à conserver une belle réflexion sur l'Homme. Sinon, Danone Communities va  aussi financer les "éco-systèmes" qui gravitent autour de Danone parce que le géant de l'agro alimentaire a compris qu'il aurait tout à perdre si autour de lui les producteurs, les transporteurs, etc...s'écroulent ou se mettent à mal travailler.

Aaaaah, ça fait du bien tout ça ! Si vous connaissez d'autres formes d'entreprises ou d'autres expériences, n'hésitez pas à m'en parler ici.

01:09 Ecrit par benjamin dans Réflexion | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : entreprise, cjd, hiérarchie

Commentaires

L'entreprise de demain est forcément tournée vers l'homme. Personnellement je la vois en petite structure performante, réactive et proche du client. Les grands groupes s'efforceront de travailler leur image "bio-ecolo-parigaux" , mais resteront accrocher à leur cotation boursière. Si le consommateur comprend qu'il lui faut consommer dans les petites structures et non plus dans la grande distribution alors l'entreprise de demain sera humaine. autrement , le producteur et le consommateur iront à la catastrophe.

Signé un consommateur responsable.

Ecrit par : marty | 02.08.2009

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