14.01.2009

marc L à la une du Tigre et partout sur le web

oeildutigre.jpgBon je dois l'avouer, j'adore cet expérience menée par une petite revue parisienne "le tigre". Je présente mes excuses par avance à Marc L, héros involontaire du premier "portrait Google anonyme" conduit par Raphaël Meltz. Le principe est simple, Raphaël google un anonyme et raconte ainsi sa vie par les multiples traces qu'il a pu laisser sur le net. Marc L, ce n'est pas son vrai nom, est partout : en photo, avec des amis, il raconte sa vie, ses goûts en matière de fille, donne le nom de son entreprise, son numéro de portable...Un livre ouvert.

Cette expérience est intéressante parce qu'elle nous rappelle que le réseau est public et que n'importe qui peut publier nos informations y compris sous forme de revue mensuelle ou sur un blog. Marc L a été au courant qu'on parlait de lui et de sa vie dans le détail dans cette "revue au nombre limité de lecteurs" (je cite son éditeur) assez vite et a eu beaucoup de mal à dormir notamment parce qu'on cite son entreprise. Il écrit donc à l'auteur et lui dit dans un mail très sympatique (si si sérieusement) : "Avoir mon nom d’associé a mon entreprise reste assez correcte sur un profil facebook mais par contre d’avoir associé *** [nom de l’entreprise où il travaille] à un article ou le sujet est le portrait d’un de ses salariés qu’il laisse trainer ses données personnelles sur le net ne va pas être très bien vu par les dirigeants si ils tombent dessus."

Raphaël Meltz reçoit le mail et répond. Et balance l'échange sur le site. Beh oui. On ne va pas se mettre à respecter la correspondance privée non plus, on est des fous au Tigre ! Il accepte toutefois de retirer les noms et les lieux dans la version "Internet" de l'article mais a bien du mal à supprimer ceux présents sur le papier. Le coup est parti désolé...Evidemment, Marc L a retiré toutes ses traces du réseau après cette publication.

Mais aujourd'hui, l'histoire va se répandre. J'en ai eu connaissance par un de mes collaborateurs qui a trouvé l'histoire en ligne dans la version électronique de Presse Océan (ça existe et ça fait plus de lecteurs que le Tigre).

J'en fais une note de blog, je vais la "pousser" sur Face Book où j'ai dans mon réseau un certain nombre de personnes qui travaillent sur l'identité numérique et la réputation, ils devraient diffuser l'info eux aussi. Ce soir, je prends un pot avec mon ancien collègue de RMC qui aujourd'hui est correspondant d'Europe1 et qui pourrait transmettre l'info soit au responsable "internet" de la rédaction, soit au correspondant de Nantes. Si tout va bien, l'info sera en ligne sur le site Europe1.fr et donc sur le portail vodafone live de SFR (qui reprend les infos d'Europe1.fr). Avec un peu de chance, on va "escalader" ainsi la presse et cela deviendra une belle histoire. (sic)

[Mise à jour : et voila, trois heures après la publication de cette note, l'information est reprise par l'AFP.]

Bon pour conclure je voulais parler un peu de Raphaël Meltz né en 1975, qui a été en résidence à la maison des auteurs d'Angoulême d'octobre 2003 à janvier 2004, lieu duquel il a rédigé deux numéros de la revue R de réel avec Laetitia Bianchi, née en 1976. (Ils sont toujours ensemble pour l'édition de la revue du Tigre.). 
Euh...tu veux dire ensemble...ensemble ? Beh je ne sais pas . Ensemble sur la page "contact" du site quoi.

 J'espère que tout ceci leur permettra de devenir des auteurs connus. Et qu'enfin, on pourra voir des photos de Laetitia parce que j'ai cherché et je n'en n'ai pas trouvé ;-)

Ps qui a un peu à voir : je me suis moi-même passé à la moulinette google, ça va...à peu près à part peut-être avec google image ;-)

19:21 Ecrit par benjamin dans réputation | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : presse, web, internaute

17.03.2008

les agrégateurs de flux sont ils responsables ?

La pression monte chez les "agrégateurs" de flux. En effet, les procédures judiciaires se multiplient ces derniers jours au motif qu'ils participent à la diffusion d'informations ou de rumeurs. Ce sont les avocats des "peoples" qui ont été les premiers à ouvrir le feu explique Pierre Chappaz à la tête de Wikio, c'est maintenant au tour de Fuzz, créé par Eric Dupin d'attirer les convoitises des avocats chasseurs de primes (© Pierre Chappaz ;-)). Je vous laisse découvrir les arguments des deux attaqués...


Sont-ils responsables des informations auxquelles ils permettent l'accès ? C'est finalement ça la question. En effet, en proposant une sélection de flux, de liens, ils sont comme les moteurs de recherche, ou comme...un kiosque à journaux affirme Pierre Chappaz qui s'interroge : attaque t'on les kiosques parce qu'ils proposent Voici ou Gala ? Un argument défendu dès 2002 dans une chronique du cabinet d'avocat Anne Pigeon-Bormans qui, s'interrogeant sur l'adaptation de la loi de 1881 à l'Internet (chose aujourd'hui faite avec les mesures de la LCEN, voir la note de Maître Eolas), penchait vers une absence de responsabilité de l'hébergeur et/ou du FAI "car il ne fait que transporter l’information de l’hébergeur vers la console de l’utilisateur. Le reconnaître responsable reviendrait à condamner la NMPP pour les délits de presse contenus dans Libération, le Monde ou le Figaro".


Que faire quand des malfaisants détournent les agrégateurs de flux ? Je comprends assez bien la position des responsables d'agrégateurs qui ne veulent pas se retrouver à "checker" en permanence l'ensemble des informations diffusées par leur intermédiaire. Soit. Mais ils devraient au moins accepter d'être soumis aux obligations de la LCEN, c'est à dire, d'accepter la "co-responsabilité judiciaire à partir du moment où ils ont été informés de la diffusion d'un contenu problématique. Dans nos missions de "réputation"ou de relations web, c'est à dire pour éviter le recours aux avocats chasseurs de prime, nous voyons bien les utilisations systématiques des agrégateurs de flux pour diffuser la "mauvaise parole".

En effet, si la position des avocats people est clairement financière, il existe de plus en plus de cas où les agrégateurs de flux sont utilisés à des fins de malfaisance. Cela peut être,  au mieux, de la concurrence déloyale avec spamdexing grâce à la diffusion de notes négatives dans les agrégateurs, au pire de la malfaisance (salarié licencié, client en colère, vengeance personnelle.). Quelle est la responsabilité des agrégateurs dans des cas comme ceux-là ?
A cette argument, les agrégateurs répondent : "vous n'avez qu'à faire supprimer le contenu en vous adressant à l'auteur, l'éditeur, l'hébergeur".

Oui messieurs. Mais, que fait-on des url générées par vos plateformes avec "machin-est-un-escroc.html" ou "service-arnaque.html" qui peuvent renvoyer sur des pages d'erreur si l'article a été supprimé mais qui restent bien référencées dans Google...et pour longtemps.

Je crois, comme toujours, qu'une bonne médiation avec les uns et les autres devrait permettre d'éviter une judiciarisation...Mais il faut aussi accepter d'être associé au débat, plutôt que d'affirmer immédiatement : "On n'y est pour rien nous."

13:05 Ecrit par benjamin dans réputation | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : réputation, flux, wikio, fuzz

06.02.2008

La justice parle de buzz

Petite curiosité dans la jugement Couple Sarkozy vs Ryanair. Pascale Robert-Diard, chroniqueur judiciaire au Monde reprend sur son blog la décision rendue dans l'affaire de la photo détournée pour une pub de la compagnie Low-Cost.

C'est l'apparition du terme "buzz", habituellement réservé aux discussions de webmarketers et peu adapté aux salles d'audience qui surprend (plus que la condamnation attendue) :... d’une photographie placée dans un encart publicitaire occupant environ un quart de la page 9, un important effet de buzz, recherché par la défenderesse...On ne la leur fait pas aux magistrats quand même. Un coup de buzz de Ryanair cette photo ? C'est certain, et vous y participez messieurs les juges.

10:05 Ecrit par benjamin dans réputation | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : marketing, sarkozy, buzz

29.11.2007

Réputation : se limiter aux outils ?

Excellente note publiée dans le Techcrunch français sur les outils de "gestion de la réputation".
Dossier rédigé par Fred Bordage et commenté par Ouriel Ohayon. Il propose une sélection d'outils, services et sites pour mesurer sa réputation mais aussi pour la gérer. Par exemple, un service qui permet de repérer les "citations" et de les retirer. Attention, il s'agit souvent de services pour "l'individu" et pas pour les entreprises.

Cette vision uniquement par les outils nous semble un peu limitée. On interviendrait sur sa réputation en ligne qu'en mode défensif donc ? On parle de mon entreprise, je repère les contenus, j'efface. Et si ça ne marche pas, je passe en mode juridique. C'est un peu court et violent comme méthode.

J'avais déjà évoqué la difficulté de "maîtriser" son image et la parole des internautes. Il est aussi évident qu'on peut obtenir beaucoup plus de choses de la participation des internautes ; leurs avis, leurs discussions, leurs commentaires peuvent être utiles. Si si. Les internautes ne disent pas que des bêtises ;-)

On peut aussi, en allant discuter avec les mécontents obtenir des retours très positifs et même des retournements d'image.

En parlant d'image...Retrouvez l'original et la source (auteur, publication) ici.

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10.10.2007

Que dit on de vous sur les forums ?

Et comment devez vous répondre ? C'est le sujet d'un très bel article du New-York Times. L'intérêt de ce papier est de prendre comme exemple l'aventure d'une gérante d'un petit club de gym du Massachusetts. Katie Lambert découvre un jour qu'une cliente mécontente la "dénigre" sur un forum d'AOL. Son club serait trop cher, mal géré, chaotique ! Il ne s'agit donc pas d'une entreprise du CAC 40 qui se retrouve freinée dans son développement par ces messages mais bien d'une PME!

Les experts invités à s'exprimer reconnaissent qu'il faut une réponse à chaque cas, nous confirmons, qu'il vaut mieux ne rien faire que "fouler aux pieds un mécontent"...Car cela risquerait de provoquer des effets encore plus mauvais et des réactions négatives. Communiquer avec les consommateurs sur un forum c'est un vrai métier...Et aujourd'hui une nécessité.

Enfin, à savourer cette déclaration de Angie Hicks qui gère un site d'avis de consommateurs : "toute entreprise rencontre des problèmes. On se souviendra plus de la façon dont elle y répond que des problèmes eux-mêmes. Pour connaître comment une entreprise travaille, regardez comment elle se "dépatouille" des problèmes qu'elle rencontre".

 

10:55 Ecrit par benjamin dans réputation | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : réputation, avis, forum

19.07.2007

notre expertise sur le journal du net

La note sur la réputation publiée sur ce blog vient d'être reprise pourrait être  vient d'être publiée dans la rubrique Tribune du journal du net. On l'a proposé...;-) N'hésitez pas à commenter ;-)

16.07.2007

Et t’as bonne réputation sur le net ?

C’est une des incidences de l’ouverture à la participation sur le Web : les internautes participent et s’expriment. Et parfois ce n’est pas très gentil. Surtout dans un pays connu pour son peuple qui râle (à lire l’article sur le figaro.fr sur une cette étude anglaise qui classe les français travailleurs les plus râleurs d’Europe, Cocorico !)

Résultat, on trouve sur les forums de nombreuses discussions entre internautes sur la mauvaise qualité d’un produit, un piètre service client, un service qui n’est pas à la hauteur…Tout ça porte tort à certaines marques, à des entreprises. Cette qualité de la « réputation » est surveillée de très près par les entreprises en bourse comme l’expliqueNicolas sur son blog entièrement dédié à ce phénomène.

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19:50 Ecrit par benjamin dans réputation | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : réputation, forum, web 2.0