01.04.2008
Olivier Martinez rachète Fuzz -1er avril
[maj] Publié le 1er avril. (précision au cas où quelqu'un tomberait sur cette note dans plusieurs semaines et s'interrogerait sur la réalité de ces faits.)
Il fallait s'y attendre. L'assignation d'Eric Dupin, fondateur de l'agrégateur de flux Fuzz ne pouvait simplement reposer sur un désir de protéger sa vie privée...venant de la part d'un homme public.
L'information est tombée tard dans la nuit, peu après minuit, Olivier Martinez vient de racheter Fuzz à Eric Dupin en échange de l'abandon des dommages et intêrets et des frais de justice. Pour Eric Dupin, c'est un soulagement : "Olivier a montré qu'il connaissait parfaitement l'internet et mon bébé est maintenant entre des mains expertes" a t'il avoué.
Du côté de l'acteur, c'est le début d'une reconversion. On lui prête l'intention d'ouvrir un site participatif pour les 5-9 ans, sur les conseils d'Arthur qui s'apprête à lancer Magénération.com, pour les seniors. Opération "poisson-pilote" est le nom de code du projet d'Olivier.
[Re MAJ du 2 avril]. Le meilleur "poisson" 2008, cette information sur une soutenance de thèse : "la porte de frigo ancêtre de Flickr. (via JeanlucR)
10:10 Ecrit par benjamin dans réseaux sociaux , Web | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : poisson, fuzz, 1er avril
27.03.2008
Jugement Fuzz : le participatif n'est pas en danger
Je ne reviendrai pas sur les détails de la condamnation de Fuzz (précisions dans Neteco) pour atteinte à la vie privée d'Olivier Martinez. Passons maintenant au débat et à l'avenir du web participatif, risque t'on une judiciairisation et donc sa fin ?
Tout d'abord, effectivement, une surprise, les juges ne se sont pas référés aux deux lois qui semblaient encadrer le conflit en question. La loi sur la liberté de la presse de 1881 de l'avis bloggeurs (horreur atteinte à la liberté d'expression !) ou la LCEN qui prévoit les cas de responsabilité des hébergeurs et/ou éditeurs qui me semblait personnellement la plus adaptée (Fuzz n'est pas un journal ni un blog.), même analyse du juriste Jean-Baptiste Soufron.
22:22 Ecrit par benjamin dans Réflexion | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : fuzz, flux, LCEN, modération
17.03.2008
les agrégateurs de flux sont ils responsables ?
La pression monte chez les "agrégateurs" de flux. En effet, les procédures judiciaires se multiplient ces derniers jours au motif qu'ils participent à la diffusion d'informations ou de rumeurs. Ce sont les avocats des "peoples" qui ont été les premiers à ouvrir le feu explique Pierre Chappaz à la tête de Wikio, c'est maintenant au tour de Fuzz, créé par Eric Dupin d'attirer les convoitises des avocats chasseurs de primes (© Pierre Chappaz ;-)). Je vous laisse découvrir les arguments des deux attaqués...
Sont-ils responsables des informations auxquelles ils permettent l'accès ? C'est finalement ça la question. En effet, en proposant une sélection de flux, de liens, ils sont comme les moteurs de recherche, ou comme...un kiosque à journaux affirme Pierre Chappaz qui s'interroge : attaque t'on les kiosques parce qu'ils proposent Voici ou Gala ? Un argument défendu dès 2002 dans une chronique du cabinet d'avocat Anne Pigeon-Bormans qui, s'interrogeant sur l'adaptation de la loi de 1881 à l'Internet (chose aujourd'hui faite avec les mesures de la LCEN, voir la note de Maître Eolas), penchait vers une absence de responsabilité de l'hébergeur et/ou du FAI "car il ne fait que transporter l’information de l’hébergeur vers la console de l’utilisateur. Le reconnaître responsable reviendrait à condamner la NMPP pour les délits de presse contenus dans Libération, le Monde ou le Figaro".
Que faire quand des malfaisants détournent les agrégateurs de flux ? Je comprends assez bien la position des responsables d'agrégateurs qui ne veulent pas se retrouver à "checker" en permanence l'ensemble des informations diffusées par leur intermédiaire. Soit. Mais ils devraient au moins accepter d'être soumis aux obligations de la LCEN, c'est à dire, d'accepter la "co-responsabilité judiciaire à partir du moment où ils ont été informés de la diffusion d'un contenu problématique. Dans nos missions de "réputation"ou de relations web, c'est à dire pour éviter le recours aux avocats chasseurs de prime, nous voyons bien les utilisations systématiques des agrégateurs de flux pour diffuser la "mauvaise parole".
En effet, si la position des avocats people est clairement financière, il existe de plus en plus de cas où les agrégateurs de flux sont utilisés à des fins de malfaisance. Cela peut être, au mieux, de la concurrence déloyale avec spamdexing grâce à la diffusion de notes négatives dans les agrégateurs, au pire de la malfaisance (salarié licencié, client en colère, vengeance personnelle.). Quelle est la responsabilité des agrégateurs dans des cas comme ceux-là ?
A cette argument, les agrégateurs répondent : "vous n'avez qu'à faire supprimer le contenu en vous adressant à l'auteur, l'éditeur, l'hébergeur".
Oui messieurs. Mais, que fait-on des url générées par vos plateformes avec "machin-est-un-escroc.html" ou "service-arnaque.html" qui peuvent renvoyer sur des pages d'erreur si l'article a été supprimé mais qui restent bien référencées dans Google...et pour longtemps.
Je crois, comme toujours, qu'une bonne médiation avec les uns et les autres devrait permettre d'éviter une judiciarisation...Mais il faut aussi accepter d'être associé au débat, plutôt que d'affirmer immédiatement : "On n'y est pour rien nous."
13:05 Ecrit par benjamin dans réputation | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : réputation, flux, wikio, fuzz



