11.10.2008

Et ils continuent à donner des leçons !

Et voila que je reprends la parole sur ce blog en réaction à une note lue sur  AFP-MediaWach, blog en version "beta" (sic) de l'Agence France presse où l'on observe comment "la révolution numérique et le Web bouleversent aujourd'hui tous les médias traditionnels dans le monde".

Ainsi on peut lire sous le clavier de Eric Scherer Directeur Analyse Stratégique une note titrée "Google Trends : conférence de rédaction ou référencement".Et là, c'est un festival ! Monsieur Scherer "redoutait" ce moment où on allait lui annoncer que les journaux utilisent Google Trend (les tendances de recherche dans Google) pour adapter leur contenu au plus près des requêtes des internautes. Il a trouvé ça grâce à Techcrunch. On a droit au beau chiffon rouge, je cite : "cette pratique s’apparente bien sûr au voyeurisme, aux excès des tabloïds et n’aidera pas la crédibilité des médias auprès du public".

 

Et voila on y est : tenter de couvrir les sujets qui intéressent les gens c'est du voyeurisme... Argument imparable : dans la liste de Google Trend du jour uniquement des requêtes pourries, à part "Le Clezio" , la culture c'est bien ça petit peuple. Requête pourries ? En première lecture certainement mais peut-être qu'un bon rédacteur en chef peut tenter de s'interroger sur la raison de cet intérêt pour des sujets "pourris" non ? Curiosité - journalisme, tout ça, tout ça.

 

C'est incroyable que dans les entreprises de presse françaises  on soit encore sur ce débat à la con. En pleine réflexion sur l'avenir de la presse payante, si les journalistes tentaient de se remettre en cause un petit peu. Et si leur manière de traîter l'info était naze ? Et si leur façon de couvrir "l'économique et le politique" n'intéressait plus personne ?  Quand un commerçant n'arrive plus à vendre ses produits il se remet un petit peu en cause, il n'accuse pas uniquement les clients non ?

 

Alors Monsieur Scherer, si vous tombez sur cette note, à ce stade accrochez vous à votre chaise, je vais vous en apprendre de pire sur les comportements de certaines rédactions (moi qui croyait que l'AFP était à la source de l'info...bon passons.) :

Je connais plusieurs rédactions françaises où tous les jours à 16 heures, le service marketing web (oui oui service marketing ) produit un tableau avec le top 20 des requêtes du jour sur le site Internet. Ca permet au rédacteur en chef du "papier" de réorganiser ses têtes de page ou sa tranche matinale (ça marche aussi pour la radio).

Je connais un responsable de site internet qui regarde en temps réel les requêtes, le temps passé et le nombre de pages vue par les internautes...Et il "produit" du contenu pour apporter des réponses pertinentes. Il n'est pas mal placé dans le classement médiamétrie.

Je connais des rédacteurs en chef qui se servent des prévisions et j'observe tous les jours sur les sites de certains journaux des pages thématiques produites "en avance" pour pouvoir être bien présent au moment où l'internaute cherchera l'info dans Google : élection US, soldes, Noël, compétitions sportives. Il ne se contentent pas de servir la soupe quand le public la demande, ils la préparent ! Et pour être certains de les avoir chez eux, je suis persuadé qu'ils seraient prêts à tenir la cuillère. Et ils font du populisme en faisant ça ? Non ils survivent, ils permettent à une rédaction d'exister...et donc ils oeuvrent pour la démocratie. Un journal mort...est un mauvais journal.

 

Enfin, Monsieur Scherer, avant que vous le découvriez dans Techcrunch, il existe un service encore plus génial : Google Insights for Search. Cela permet de voir l'évolution des mots clés utilisés par les internautes...région par région. Par exemple, Le Progrès de Lyon devrait faire des sujets sur le photovoltaïque parce que c'est en Rhône Alpes que l'on a tapé le plus ce mot ces derniers mois. Pareil en PACA. Par contre le Télégramme de Brest peut faire des sujets sur autre chose...

Et c'est mal de faire ça ?

PS : je dédie cette note à mon ami Michel V. rédacteur en chef de l'AFP à Bordeaux pendant des années et qui ne supportait plus l'orientation "desk" de cette agence. (Desk : bureau, qui reprend les informations des journaux, médias, etc. pour produire une dépêche.)

PS2 : j'ai lu samedi dernier un excellent reportage sur le conflit entre la Russie et la Géorgie dans le Monde2. Signé Jonathan Littell (la culture, tout ça...). Incroyable vision, façon de raconter...Il observe, il doute.

Vous ne savez pas ? Si on m'avait laissé la possibilité de fixer mon prix....J'aurais mis bien plus que les 2,60 € indiqués sur le journal.

 

14.12.2007

un référencement naturel difficile

Témoignage très intéressant de Jérémie Berrebi sur les relations entre Google et Zlio, la société qu'il  développe. 
Une expérience qui montre qu'il n'est pas possible de faire reposer toute sa communication sur le référencement naturel "dans Google".

Qu'en pensez-vous ?

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25.09.2007

Référencement naturel express !

L'index de Google intègre de plus en plus vite le contenu des blogs. Confirmation pas plus tard qu'hier soir avec la publication ici même d'une note parlant du Wikipédia pour les jeunes, Vikidia. C'était à 18h20.

A 22h30, l'outil de statistique du Blog-it express nous l'indique, un internaute est arrivé sur cette note avec la requête "Vikidia" !

Quatre heures après publication...Efficace !

13.04.2007

la requête de la semaine !

Et elle est bien désolante...Cinq visiteurs sont arrivés sur ce blog en tapant dans Google le mot : dixionère. Elles ont ainsi trouvé une note  sur ce blog reprenant un message (fake ou non ?) trouvé sur un forum.

Une personne je veux bien, mais cinq ? Alors, ils m'ont fait douter. Si cela se trouve, ce mot existe ?
Vite, Médiadico à la rescousse et voici la réponse : dixionère n'est pas une entrée du dictionnaire.

Nous sommes ravis d'être si bien référencés sur ce mot clé... Au fait, le plus grand capteur d'audience la semaine dernière  sur ce blog c'était l'expression : "Oui-Oui". Vive le référencement naturel ;-)

20.03.2007

Parlez-vous français ?

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Surprise ce matin lors de ma première recherche Google, le logo de l'entreprise américaine en "bleu blanc rouge" avec en base line signature la phrase : "Parlez vous français?".

Google souhaite valoriser ainsi la journée internationale de la Francophonie qui se déroule ce 20 mars.

Deux petites réflexions à ce sujet.
Tout d'abord, se retrouver lié presque directement à la page d'accueil de Google peut provoquer des pics de fréquentation difficile à digérer. La preuve, le site événementiel pour cette journée du 20 mars est inaccessible à l'heure qu'il est...(ne cliquez pas ;-). En passant, on notera une erreur d'url indiquée sur le site officiel de la francophonie...La bonne URL doit être celle indiquée par Google (un sous-domaine de Francophonie.org).

2ème chose, cet événement est uniquement réservé aux sites Google francophones. Dommage, cela aurait été une vraiment très belle opération pour la Francophonie sur le net si le même logo était présent sur les sites anglophones ou autres de Google. L'an prochain peut-être.

16.03.2007

Les chaînes TV mettent la pression

On avait évoqué dans une note la "fin du pays de Oui-Oui" et notamment le ménage entamé par Google dans les vidéos hébergées sur ses différents sites...Exit tous les extraits d'émissions de TV.

Et on comprend à la lecture de cette note sur Kelblog la raison de ce nettoyage : Viacom, détenteur des droits de 2 chaines de TV américaines a décidé de réclamer 1 milliard de dollars à Google pour piratage de ses émissions sur Youtube (acheté par Google). On peut donc imaginer très rapidement l'apparition du même style de demandes à l'encontre des autres sites hébergeurs de vidéos et la même démarche de la part d'autres chaînes.